dimanche 19 novembre 2017

Evacuation de l’ex-école des Beaux Arts : une décision lamentable

Ensemble ! condamne la décision de la Ville de Nantes de faire évacuer en urgence les locaux de l’ex-école des Beaux-Arts occupés depuis hier par les associations de soutien aux migrants mineurs isolés afin de les mettre à l’abri. 

La maire de Nantes indique dans un communiqué qu’elle mettra dès demain 10 locaux à disposition des services de l’Etat 10 locaux pour cet hébergement. Pourquoi ne l’a-t-elle pas indiquée aux associations solidaires évitant ainsi l’ouverture de ce squat et une démonstration de force policière totalement inappropriée et inutile ? 

Depuis des semaines, à Nantes, des dizaines de migrants et de familles sont à la rue et cherchent un lieu pour pouvoir dormir au chaud et en sécurité. C’est l’honneur des associations de les y aider et la honte pour la Préfecture, le Département et la Ville qui ne répondent à leurs obligations. 

mercredi 8 novembre 2017

Catalogne : mobilisation pour la libération des prisonniers politiques, par Ensemble !

Dans la foulée de la déclaration unilatérale d’indépendance (DUI) par le Parlement catalan, suivi de l’application de l’article 155 de la constitution de l’État espagnol par le gouvernement central avec le soutien du Parti populaire (PP), de Ciudadanos (C’s) du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) le 27 octobre, huit membres du gouvernement catalan ont été emprisonné-e-s de manière inconditionnelle et sans jugement le 30 octobre. Ils/elles risquent de 15 à 30 ans, voire 50 années de prison. 

Cinq membres du gouvernement, dont le président Carles Puigdemont, ont quitté le territoire espagnol le 30 octobre pour se rendre à Bruxelles, où ils ont accepté de se présenter à la justice belge pour l’examen du mandat européen d’extradition. Ils ont été laissé-e-s en liberté. 

vendredi 3 novembre 2017

Élections anticipées en Catalogne : vers une crise durable, par Francis Viguié (Regards.fr)

Carles Puigdemont et 4 autres membres du gouvernement catalan destitué en exil à Bruxelles, huit ministres emprisonnés à Madrid, des élections anticipées convoquées le 21 décembre, une Catalogne et même une Espagne fracturées : la crise trouvera-t-elle une issue ? Nous publions cette analyse de Francis Viguié rédigée lundi dernier c'est à dire avant l'emprisonnement par la Madrid des huit ministres du gouvernement catalan.

Ces dernières années ont vu se dérouler un bras de fer entre, d’un côté, le peuple et le Parlement Catalan, et, de l’autre, le gouvernement réactionnaire espagnol de Mariano Rajoy. 

Ce bras de fer met en évidence la crise de régime du système issu de la Transition. Mis en crise par le mouvement social des Indignés, du 15M et des « mareas » - mouvement reconnaissable par la couleur des manifestants (blancs pour les personnels hospitaliers, vert pour l’éducation, noire pour les conditions de travail des fonctionnaires...), mais aussi plus largement par la fin du bipartisme PP – PSOE et par la corruption, par une famille royale installée dans les scandales et la corruption, par les autonomies "remises en place" à la fin du franquisme qui ne satisfont plus les peuples concernés, tous les piliers de la transition de 1978 soutiennent de plus en plus mal l’édifice post-franquiste. 

Notre-Dame-des-Landes : trop c'est trop, par le CéDpa

Les trois associations pro transfert reçues en début de semaine hurlent à nouveau à la partialité supposée des médiateurs. Mais cette fois, elles vont plus loin, affirmant que « des négociations parallèles seraient menées avec les opposants en dehors des lieux officiels » et que ces mêmes opposants auraient été associés au choix des experts missionnés. 

Le CéDpa répète qu’il n’a pas participé au choix des experts, ni à la définition des missions qui leur ont été confiées. Il n’a aucune idée de ce que seront les rapports de ces expertises. 

Sur la question du bruit et du PEB, le CéDpa regrette vivement qu’une tierce expertise n’ait pas été menée, contrairement à ce qu’avaient suggéré l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) dans son rapport de 2013 et le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) dans son rapport de mars 2016. 

samedi 28 octobre 2017

Solidarité avec la Catalogne ! rassemblement à Nantes mardi 31 octobre, 18h Commerce.

Le gouvernement central de Madrid a décidé, en usant de son arsenal répressif, de ne pas reconnaître le référendum catalan du 1er octobre et mettre la Catalogne sous tutelle. 

Quelles que soient les convictions des uns et des autres sur l’indépendance et la République catalane, nous affirmons que c’est à Barcelone que l’avenir du peuple catalan doit se décider et pas ailleurs. 

Oui au droit du peuple Catalan à l’auto-détermination, à choisir son propre avenir ! 

Halte à la répression ! 

jeudi 26 octobre 2017

La gauche du 21ème siècle, Christophe Aguiton à Nantes le 22 novembre


Christophe Aguiton présentera son livre "La gauche du 21ème siècle" le mercredi 22 novembre prochain à 20h, salle de la Manufacture des tabacs à Nantes, à l'invitation du mouvement Ensemble!. A ne pas manquer.

Le livre est édité aux éditions La Découverte, 17 euros.

lundi 23 octobre 2017

Etat espagnol-Catalogne. L’article 155 et la mise entre parenthèses de la démocratie, par Jaime Pastor

Suite à la décision ferme du régime tripartite (Parti Populaire, Ciudadanos, Parti socialiste ouvrier espagnol), avec le roi Felipe VI à sa tête, visant à donner l’interprétation la plus dure, et en même temps la plus discutable, de l’article 155 de la Constitution [1], nous entrons irrémédiablement dans les jours clés, en termes de rapports de forces, de l’épreuve qui depuis quelques années a pris jour concernant la revendication majoritaire du peuple de Catalogne, soit celle ayant trait à son droit légitime de décider de son avenir. 

En effet, avec l’intention de faire de Mariano Rajoy le président de la Catalogne, de dissoudre le Parlement catalan afin de pouvoir convoquer de nouvelles élections et de placer sous son contrôle la police régionale [Policia de la Generalitat de Catalunya-Mossos d’Esquadra] et les médias – entre autres mesures – le régime vise à mettre fin à l’autonomie catalane. 

jeudi 19 octobre 2017

Catalogne : droit à l'autodétermination et auto-organisation, par Richard Neuville

Dans la phase récente du processus d’autodétermination de la Catalogne, les Comités de défense du référendum (CDR) ont été l’une des expressions les plus marquantes de l’auto-organisation. En effet, ils ont joué un rôle essentiel pour la tenue du référendum dans des conditions de répression extrême et lors de la grève générale du 3 octobre. Depuis, ils poursuivent leur activité dans les mobilisations contre la répression, la présence de « forces d’occupation » et la suspension probable des institutions catalanes. Ils viennent de créer une coordination nationale. 

Les Comités de défense du référendum ou Comités de défense de la République (CDR) sont des groupes de volontaires qui ont été créés officiellement en septembre 2017 par des associations indépendantistes catalanes dans le but initial de faciliter la réalisation du référendum d’indépendance du 1er octobre (1-O), qui avait été suspendu par le tribunal constitutionnel espagnol et menacé par le coup de force de l’État espagnol le 20 septembre. 

mercredi 11 octobre 2017

Un penseur d’actes, Che Guevara (1928-1967), un texte de Daniel Bensaïd

Un chapitre du Vol de la mésange, intitulé « Adieu », parle d’une séparation amoureuse avec en toile de fond la traque du Che suivi à la radio. Sans jamais le nommer, le chapitre s’achève sur : « Au petit jour le brouillard était revenu, les faisceaux du phare s’y diluaient, la corne de brume hurlait de plus belle. On était le 9 octobre 1967, et la radio annonçait que la veille, les forces spéciales boliviennes avaient enfin abattu, dans une vallée perdue des Andes, cet homme dont le souvenir n’allait plus jamais les quitter. » 

Pendant ces jours où nous refusions d’y croire, où nous voulions nous rassurer en imaginant une intoxication orchestrée, nous partagions cependant cette intuition d’une perte irréparable, sans mesurer encore ce que cette perte signifiait. À travers le Che, après Lumumba en 1961, Malcolm X et Fanon en 1965, Ben Barka, avant lui, et d’autres après lui (Cabral), c’était une génération décapitée. 

mardi 10 octobre 2017

10 octobre : très forte mobilisation des fonctionnaires en Loire-Atlantique


A l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT, UNSA, CGC, CFTC, entre 8 et 10 000 personnes ont manifesté ce matin dans les rues de Nantes. Elles et ils étaient plus de 4000 à Saint-Nazaire, ce qui fait de ce 10 octobre une journée de mobilisation des fonctionnaires  tout à fait exceptionnelle. 

Infirmières et travailleurs/ses de la santé, enseignant-e-s, postier-e-s, etc.... ont crié leur mécontentement et leur colère face aux manques d'effectifs et aux restructurations incessantes pour colmater les brèches. Elles et ils ont redit combien le service public était un bien commun au service de toutes et tous qui exige des conditions de travail et de salaire dignes (justice sociale) et de bonnes conditions d'accueil des usagers (égalité des droits et solidarité). L'exact contraire du projet de budget préparé par le gouvernement qui articule suppressions de postes par milliers et gel des salaires.

Contre la répression et pour la démocratie, soyons solidaires du droit à l’autodétermination de la Catalogne !, par Ensemble!

Un mouvement de fond secoue la Catalogne avec des répercussions non seulement en Espagne mais dans toute l’Europe. 

Après le référendum du 1er Octobre réprimé brutalement par les forces de police liées au gouvernement central de Madrid, la grève générale du 3 Octobre a été un grand succès avec sans aucun doute les manifestations les plus puissantes enregistrées en Catalogne depuis la Transition. La presse évoque 700 000 personnes à Barcelone, 60 à 70000 à Gérone et 10000 à Figueras, ce qui pour ces deux dernières villes égale leur population ! 

Le discours du Roi, censé avoir un rôle fédérateur, a été une véritable déclaration de guerre contre les Catalans. Il s’est aligné sur les secteurs les plus durs du Parti Populaire (droite) et a donné le ton sur ce qui attend les Catalans dans les jours à venir. 

vendredi 6 octobre 2017

Catalogne-Etat espagnol. Cette maison est en ruine. Ce roi est un danger. Ce président un obstacle, par Manuel Gari

Le 1er octobre Rajoy a perdu la première bataille contre le mouvement populaire indépendantiste. Il a affirmé que l’on ne verrait pas une seule urne; il y en a eu. Il a affirmé que cela serait un divertimento (un théâtre) et cela a été un acte de désobéissance civile massif et pacifique. Il a cru à son propre mensonge: tout cela, à ses yeux, était l’œuvre d’une poignée de dirigeants politiques sécessionnistes qui manipulent la société. 

Il s’est retrouvé face à un mouvement social en voie de croissante auto-organisation. Il a réduit anti-démocratiquement la démocratie à ce qui est légal et l’exercice de cette dernière à l’espace confiné des salons des institutions. Il s’est retrouvé face à la rue créant une nouvelle légitimité source d’une légalité à venir. 

mercredi 4 octobre 2017

Quand la liberté s’éteint en silence, par Edwy Plenel (Mediapart.fr)

L’Assemblée nationale a adopté, mardi 3 octobre, le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. En faisant entrer dans le droit commun l’état d’urgence, une majorité de députés, socialistes compris, a ainsi choisi de sortir la France de l’État de droit.

Un État de droit est celui dont le droit protège n’importe lequel de ses résidents de l’arbitraire de l’État. C’est un État mis à l’abri de l’absolutisme administratif ou policier. C’est un État où l’État est subordonné à des règles de droit qui lui sont supérieures et qui s’imposent à son action. C’est un État dont les citoyens sont en sûreté parce qu’ils sont assurés de ne pas être livrés aux abus de pouvoir étatiques. C’est en somme un État où l’État ne fait pas la loi.

Ouh là là, comme ils sont énervés tous les partisans de NDDL ! , par Françoise Verchère, co-présidente du CéDpa

Philippe Grosvalet menace d’aller en justice, car « avec ou sans E.Macron l’aéroport se fera ! ». « Le Président n’est pas au dessus des lois », ajoute-t-il. Certes, mais il nous semblait que l’aéroport était un projet d’État et que donc l’État seul pouvait décider de sa poursuite ou de son abandon, non ? Et de quelle loi exactement parle P. Grosvalet ? Mystère… 

Décidément très en verve, le même P. Grosvalet affirme qu’il faut absolument une ligne ferroviaire digne de ce nom entre Nantes et Rennes, qui passerait par… NDDL bien sûr. Aurait-il oublié qu’il avait lui-même à l’automne 2014 regretté (en off, certes, à la table du déjeuner suivant la session) que viennent en débat public les fameuses Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire, dans lesquelles s’insérerait cette ligne, jugeant alors que tout cela était programmé entre 2030 et 2050 et qu’il était bien inutile d’en parler en 2014 ? Ne serait-il pas temps de reconnaître que la liaison tram-train Nantes-Châteaubriant n’a pas été pensée intelligemment ? Mais peut-être ne veut-il pas faire de peine à Jacques Auxiette, ancien président de la région, et à Gilles Bontemps ancien vice-président communiste, qui se sont « arrangés » avec la commande publique mais qui pourfendent avec ardeur les « hors la loi » de NDDL ? (cf article de Médiacités du 20 septembre 2017)